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Mettre en images le travail de thèse.

Voici une belle initiative de doctorant.es et docteur.e pour montrer, analyser, dessiner le travail de thèse en créant une revue de BD.

“Comment parler du doctorat sans le réduire à l’image d’un.e doctorant.e isolé.e, épuisé.e, sans vie sociale ni perspectives ?
C’est la question à l’origine de L’Imposteur, une série de bandes dessinées qui raconte le doctorat dans toute sa complexité : drôle, exigeante, humaine, parfois absurde… mais toujours passionnante.

Tout a commencé avec Cyrille, créateur du groupe Neurchi de doctorants désœuvrés surcaféinés – ce repaire en ligne où les doctorants partagent mèmes, angoisses et fous rires. Ginna est l’autrice de la série de BD Thèsez-vous, où elle raconte sur les réseaux avec humour et autodérision son parcours d’apprentie chercheuse.

En 2025, nous nous retrouvons autour d’un événement scientifique sur la représentation du travail en bande dessinée… et l’idée germe : créer un projet collectif qui fasse dialoguer recherche et création graphique.

De là naît L’Imposteur, une revue dessinée qui explore les grandes étapes de la vie doctorale en 6 tomes (+1 !) – de l’entrée en thèse jusqu’à la vie de jeune docteur.e. ” (présentation du projet)”

La revue Images du Travail, Travail des Images n’est pas tout à fait extérieure à cette initiative. En effet la revue a consacré son numéro 14 à la BD. Les trois responsables de la coordination de ce numéro et nombre de contributrices et contributeurs ont organisé en mars 2025 à Angoulême le colloque évoqué ci dessus : Récits de travail, précarité et bandes dessinées.

Pour mieux comprendre ce projet, pour voir le contenu du premier numéro et éventuellement pour participer à son financement en faisant un don :  https://fr.ulule.com/limposteur/

 

De la dance sur la chaîne de Stellantis (archives)

« Être autre » est un projet chorégraphique qui explore les états du corps à l’ouvrage et l’expérience sensible du monde du travail par les gestes du travail. Qu’est-ce qui fait qu’un corps soit « adapté » pour un métier et pas pour un autre ? Comment la technique façonne nos corps ? Comment notre métier peut-il modeler aussi bien nos subjectivités que l’image que les autres ont de nous ?

Jeudi 6 et vendredi 7 avril 2023 à 19h30 :

SPECTACLE Être autre – Solo de danse, 60’
Conception et performance : Alejandro Russo, Compagnie La Malagua. Co-production : Travail & Culture – TEC CRIAC

À partir d’une observation des corps au travail d’une ligne de production de l’Usine Stellantis (ex-PSA) à Trith-St-Léger, le danseur et ingénieur Alejandro Russo nous plonge dans une atmosphère sonore, visuelle et rythmique. En archéologue du monde du travail, il cherche avec ce solo dansé, les frontières poreuses entre le corps-sensible et le corps-exécutant.

Qu’est-ce qui fait qu’un corps soit « adapté » pour un métier et pas pour un autre ? Comment la technique façonne nos corps ? Comment notre métier peut-il modeler aussi bien nos subjectivités que l’image que les autres ont de nous ?

Entrée libre sur réservation :
Travail et Culture
03 20 89 40 60 I info@travailetculture.org

LIEU :
Usine Stellantis Valenciennes (ex-PSA)
Parc d’activités de l’Aérodrome,
Avenue Marc Lefranc
59125 TRITH-SAINT-LEGER

Le festival Filmer le travail a déjà 14 ans (archives)

Cette 14e édition s’intéressera au travail informel

Travail au noir, invisible, travail gratuit, bénévole, travail domestique, travail vivant… le festival sera rythmé par de nombreux événements, comme autant de fils à dérouler pour s’interroger sur les formes que prend le travail dès lors qu’il échappe au cadre légal, s’inscrit aux marges ou en dehors du salariat.

Et pour nous accompagner tout au long de cette nouvelle édition, nous avons choisi un visuel haut en couleurs extrait de l’emblématique film de Jean-Luc Godard, Deux ou trois choses que je sais d’elle.

Cette année, 17 films documentaires venus du monde entier composent la compétition internationale du festival Filmer le travail.

Cette sélection nous entraîne de la Belgique aux montagnes colombiennes, des collines irlandaises jusqu’aux villages de la Drôme, de la République centrafricaine au Brésil, en passant par l’Autriche, l’Italie ou encore le Canada. Les cinéastes posent leur regards singuliers sur des parcours de vie et tissent les portraits d’un agriculteur, de bergers, d’une sage-femme, de soignant.e.s, d’étudiant.e.s, d’enseignantes et s’intéressent au travail domestique, militant, politique et artistique.

https://filmerletravail.org/selection-des-films-en-competition-filmer-le-travail-2023/